Dans un fablab, un makerspace ou simplement un atelier bien fourni, deux questions reviennent en boucle : « est-ce qu'on a ça quelque part ? » et « où en est ce projet, déjà ? ». DoInLab est né de ces deux questions — une application web qui réunit l'inventaire du matériel, le suivi des projets et la capitalisation des idées au même endroit.

Le tableau de bord : ses projets, ceux partagés avec soi, le volume d'inventaire et les idées en réserve.
Le problème, tel qu'il se pose vraiment
Un atelier accumule. Cartes de développement, capteurs, modules d'alimentation, connectique, consommables : quelques centaines de références au bout de deux ans, réparties dans des tiroirs, des boîtes et des sachets. En parallèle, les projets s'empilent — celui qui avance, celui qui attend une pièce, celui qu'on a abandonné et dont on a oublié pourquoi.
Les outils habituels traitent l'un ou l'autre. Un tableur pour l'inventaire, qui n'est plus à jour au bout d'un mois. Un outil de gestion de tâches pour les projets, qui ne sait rien du matériel disponible. Et entre les deux, le lien qui compte : ce projet est-il réalisable avec ce que j'ai déjà ?
Ce que fait DoInLab
Trois univers, conçus pour communiquer.
- L'inventaire — une fiche par équipement : photo, référence, catégorie, état, emplacement, quantité, avec alerte de stock minimum. Les descriptions techniques et les conseils d'utilisation peuvent être générés par IA, y compris à partir d'une simple photo.
- Les projets — description, statuts, versions, tâches avec méthodologie, documents organisés en dossiers, galerie photo, contributeurs avec rôles, intégration GitLab, et un assistant IA contextuel qui connaît le matériel réservé au projet.
- L'espace inspiration — la bibliothèque des idées : notes, liens, images, croquis, hypothèses. Avec une fonction qui fait le pont : proposer des projets réalisables à partir de l'inventaire, puis transformer une proposition en projet d'un clic.
Le fil conducteur : relier le matériel aux idées
C'est ce qui distingue DoInLab d'un gestionnaire de stock avec des tâches à côté. Le lien fonctionne dans les deux sens :
- depuis une fiche équipement, un bouton « Suggérer un projet » interroge l'IA et propose des réalisations utilisant précisément ce composant ;
- depuis l'inspiration, on demande cinq idées de projets réalisables avec ce que contient l'inventaire ;
- une proposition retenue devient un projet — et les composants identifiés sont automatiquement ajoutés à son magasin de ressources ;
- dans le chat du projet, ces mêmes composants sont épinglés d'office : l'assistant raisonne avec le matériel réellement disponible, pas avec du matériel théorique.
C'est le genre de continuité qui ne se voit pas sur une liste de fonctionnalités, mais qui change l'usage : on cesse de recopier des références d'un outil à l'autre.
Pour qui
- Un fablab ou un makerspace — inventaire partagé, projets collaboratifs avec rôles (propriétaire, contributeur, lecteur), comptes gérés par un administrateur, authentification unique possible.
- Un atelier associatif ou scolaire — le matériel est mutualisé, les projets tournent, et la mémoire des réalisations reste dans l'outil plutôt que dans la tête de deux personnes.
- Un bricoleur outillé — plus modestement, savoir ce qu'on possède et retrouver un projet six mois plus tard.
Trois partis pris
Auto-hébergeable, sans dépendance externe
Une image Docker, trois volumes, une commande. Aucun compte à créer chez qui que ce soit, aucune ressource chargée depuis un CDN : l'application fonctionne sur un réseau isolé. Les données restent là où on les met.
L'IA en option, et sous contrôle
Les fonctions d'IA — descriptions, analyse d'images, suggestions, assistant — s'appuient sur n'importe quel serveur compatible avec l'API OpenAI. Un modèle local via Ollama ou LM Studio, ou un service en ligne : c'est un réglage dans l'interface d'administration. Sans configuration IA, l'application fonctionne normalement, simplement sans ces enrichissements.
Tout se configure depuis l'interface
IA, messagerie, GitLab, authentification unique, apparence, mode maintenance : la configuration vit en base de données, pas dans des fichiers. On modifie un paramètre et il s'applique — sans redémarrage, sans accès au serveur.
Ce que ça n'est pas
Pour rester honnête : DoInLab n'est pas un ERP, ne gère ni achats ni facturation, ne fait pas de réservation de créneaux machine, et n'a pas vocation à remplacer un outil de gestion de production. C'est un outil d'atelier : savoir ce qu'on a, savoir ce qu'on fait, et relier les deux.
Les articles suivants détaillent le parcours fonctionnel écran par écran, l'architecture technique, puis l'installation.
La série DoInLab
- DoInLab : la solution en un coup d'œil — vous y êtes
- Le parcours fonctionnel, écran par écran
- L'architecture technique
- Installer DoInLab avec Docker
Image publique : suntux57420/doinlab sur Docker Hub — hub.docker.com/r/suntux57420/doinlab.